Ces derniers jours, j’ai été un peu moins présente ici
Écriture, maturation clinique et transmission : les coulisses d’un travail qui compte.
Ces derniers jours, j’ai été un peu moins présente ici. Pas parce que je manquais d’élan… plutôt parce que j’étais plongée jusqu’au cou dans un texte qui compte beaucoup pour moi : la pré-version de mon mémoire, dans le cadre de la certification du titre de thérapeute.
Un exercice exigeant… et passionnant
Écrire un mémoire dans ce contexte, ce n’est pas “raconter des séances” ni faire un récit. C’est un exercice clinique et professionnel : prendre un accompagnement (toujours de façon anonyme, sans aucune information permettant d’identifier la personne), et montrer comment je travaille.
Concrètement, cela demande de :
- poser le cadre et l’éthique (confidentialité, posture, limites),
- décrire une demande et une problématique de façon structurée,
- formuler des hypothèses de compréhension (pas des étiquettes, plutôt des pistes),
- expliquer une stratégie thérapeutique : pourquoi je choisis tel type d’intervention, à quel moment, avec quelle intention,
- et surtout… réfléchir au processus relationnel : ce qui se joue dans le lien, ce que cela vient toucher chez moi, comment je régule, comment je me fais superviser.
C’est un travail qui demande de la rigueur, mais aussi de l’humilité : accepter de regarder de près, de nommer, de clarifier. Et c’est précisément pour ça que c’est profondément développemental.
Pourquoi c’est si “développemental”
Parce que l’écriture oblige à ralentir. Elle transforme l’expérience en compréhension. Elle met en lumière :
- mes appuis,
- mes zones de flou,
- mes réflexes,
- mes élans,
- mes angles morts aussi (et c’est précieux).
En fait, ce type d’exercice ne sert pas seulement à “valider un niveau”. Il vient consolider une maturité clinique : une capacité à tenir le cadre, à penser ce que l’on fait, à rester au service de l’autre sans se perdre.
Et, très honnêtement : j’aime ça. J’aime profondément penser et écrire.
L’écriture fait partie de ma vie depuis longtemps
J’écris depuis mes années collège. C’est une histoire ancienne, intime, presque organique. À l’époque, j’avais même été lauréate d’un concours d’écriture grâce à une rédaction : l’histoire d’une petite pièce de monnaie grecque.
L’idée venait de ma mère, et c’est ma professeure de français qui m’avait soufflé l’idée de participer. Je me souviens encore de la remise de prix : en grande pompe à la Halle Tony Garnier, et du cadeau reçu — un très beau roman. Ce moment a laissé une trace : celle d’un “oui” intérieur. Un oui à la langue, aux images, au récit, à ce qui se révèle quand on pose les mots.
Et maintenant… place aux fêtes, et à la scène
Je vous le dis avec simplicité : je vais être moins présente dans les jours qui viennent, parce que les fêtes s’ouvrent demain pour moi et ma famille, et j’ai envie d’être pleinement là, dans le vivant du quotidien, les retrouvailles, les rires, le calme aussi.
Et puis il y a un autre texte qui m’attend : les dernières touches à ma conférence théâtralisée “De la confiture pour les cochons”, qui sera jouée pour la première fois le 14/01, dans le cadre de la formation de bénévoles En Scène. Oui… encore de l’écriture. Encore du tissage. Encore ce fil qui relie : le soin, l’art, la parole, la transmission.
Merci d’être là
Je suis très heureuse de partager avec vous, jour après jour, ce qui nourrit mon chemin : la thérapie, la création, les mots, le sensible.
Je reviens bientôt — peut-être un peu par vagues — mais avec le cœur plein.
D’ici là, je vous souhaite des jours doux. Des jours vrais.
Et, si vous le pouvez, un peu d’espace pour écouter ce qui se raconte en vous.