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Pouvoir d’agir & société

Éducation populaire et thérapie : une même ambition ?

Deux chemins différents. Une même ambition.

Éducation populaire et thérapie : deux chemins différents, une même ambition.

Pendant longtemps, j'ai cru que l'éducation populaire et la thérapie appartenaient à deux mondes différents.

D'un côté, les groupes, les projets collectifs, la participation citoyenne, les pratiques culturelles.

De l'autre, le cabinet, l'intime, les émotions, l'histoire personnelle.

Et pourtant...

Avec les années, je me rends compte qu'elles poursuivent souvent une ambition commune :

la reconquête du pouvoir d'agir.

L'éducation populaire part d'une idée simple :

Les personnes ne sont pas des problèmes à résoudre.

Elles possèdent déjà des savoirs, des ressources, une expérience de vie.

Le rôle de l'accompagnant n'est pas de faire à leur place, mais de créer les conditions pour qu'elles puissent reprendre une place active dans leur existence et dans le monde.

La Gestalt porte, à sa manière, une intuition proche.

Je ne peux pas vivre votre vie à votre place.

Je ne peux pas prendre vos décisions.

Je ne peux pas supprimer vos difficultés.

Mais je peux vous aider à retrouver du contact avec ce que vous ressentez, ce que vous désirez, ce que vous choisissez, afin que vous puissiez agir à partir de vous-même.

Dans les deux cas, il ne s'agit pas de rendre les personnes dépendantes d'un savoir ou d'un expert.

Il s'agit au contraire de soutenir leur autonomie.

Leur capacité à comprendre.

À choisir.

À expérimenter.

À créer.

À transformer leur environnement lorsque cela est possible.

Et parfois aussi à accepter ce qui ne dépend pas d'elles.

Parce que reprendre son pouvoir d'agir ne signifie pas tout contrôler.

Cela signifie retrouver une marge de manœuvre là où l'on se croyait condamné, coincé ou impuissant.

Concrètement, cela peut vouloir dire :

Retrouver confiance dans sa capacité à prendre une décision.

Oser poser une limite.

Sortir d'une relation qui fait souffrir.

Demander de l'aide.

Reprendre une formation.

Créer un projet.

Prendre la parole.

Exprimer un désaccord.

S'autoriser à se reposer.

Rencontrer de nouvelles personnes.

Retrouver du plaisir.

Faire un choix qui nous ressemble davantage.

Autrement dit :

Passer progressivement de "je subis" à "je participe".

Je crois que c'est précisément ce que j'ai essayé de faire tout au long de mon parcours.

Au Secours Populaire avec le programme En Scène.

Dans les cafés psycho.

Dans les ateliers collectifs.

Dans les projets artistiques et culturels.

Dans l'accompagnement individuel.

Dans la thérapie de couple.

Et aujourd'hui au sein du tiers-lieu Où cours-tu ?.

À chaque fois, la question est finalement la même :

Comment créer les conditions pour qu'une personne découvre qu'elle a plus de ressources qu'elle ne l'imaginait ?

Parce que les ressources sont souvent déjà là.

L'intelligence.

La créativité.

L'expérience.

Les élans.

Les rêves.

Les compétences.

Les liens.

Mais elles sont parfois enfouies sous la peur, les blessures, la précarité, la fatigue ou le regard que l'on porte sur soi.

Alors le rôle du thérapeute, de l'animateur, de l'artiste ou du pédagogue n'est pas tant de transmettre quelque chose qui manquerait.

Il est souvent de créer un cadre suffisamment sécurisant pour que ces ressources puissent réapparaître.

C'est sans doute ce qui m'a touchée dans le choix de m'installer aujourd'hui chez Où cours-tu ?.

J'aurais pu choisir un cabinet plus classique.

Un lieu fermé sur lui-même.

J'ai choisi un tiers-lieu.

Un lieu où se croisent le soin, la création, les ateliers, les rencontres, la vie du quartier, les discussions autour d'un café et les projets collectifs.

Parce que je crois profondément que la reconquête du pouvoir d'agir ne se joue pas uniquement dans l'intimité du cabinet.

Elle se joue aussi dans notre capacité à créer du lien.

À habiter des espaces communs.

À participer à la vie collective.

À retrouver une place dans le monde.

Je crois que nous avons besoin des deux.

Des espaces pour nous rencontrer nous-mêmes.

Et des espaces pour rencontrer les autres.

Pour la première fois, j'ai le sentiment de trouver un lieu capable d'accueillir toutes les facettes de mon travail.

La thérapie individuelle.

La thérapie de couple.

Les groupes.

L'éducation populaire.

Les ateliers.

Les projets artistiques.

Les rencontres informelles.

Comme si ces mondes que j'ai longtemps portés séparément pouvaient enfin dialoguer entre eux.

Comme si la thérapie et l'éducation populaire redevenaient ce qu'elles ont toujours été pour moi :

Deux chemins différents vers une même ambition : permettre à chacun de retrouver sa place, ses ressources et sa capacité d'agir sur sa propre vie.

Qu'il s'agisse d'une personne, d'un couple ou d'un groupe, je suis toujours touchée par ce moment où quelque chose redevient possible.

Une parole.

Un choix.

Une rencontre.

Un mouvement.

Une direction.

Ce moment où l'on cesse peu à peu de subir sa vie pour recommencer à y participer.

Je vous accompagne pour retrouver vos ressources, votre capacité de choix et votre pouvoir d’agir, en individuel, en couple et dans les projets collectifs.

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