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Corps, émotions & vivant

Ralentir

Choisir un rythme plus juste, plus doux et plus habitable.

Le cabinet choisi chez Où cours-tu ?, illustration de l’article Ralentir.

Depuis quelques semaines, je prépare mon arrivée chez Où cours-tu ? , ce magnifique tiers-lieu de soin, de rencontres et d'attention au vivant au cœur de Lyon.

J'ai choisi ce cabinet.

Sa couleur.

Son atmosphère.

La lumière qui y entre.

J'ai choisi cet espace parce que je m'y suis sentie bien.

Parce qu'il me ressemble.

Parce qu'en y entrant, j'ai eu envie d'y rester.

J'ai également choisi les jours où je serai présente.

Les créneaux sur lesquels je vous recevrai.

Et en prenant chacune de ces décisions, je me suis surprise à penser très souvent à vous.

À celles et ceux que j'accompagne déjà.

À celles et ceux que je rencontrerai bientôt.

À ce dont nous avons besoin pour qu'une rencontre puisse vraiment avoir lieu.

Pas seulement un rendez-vous.

Une rencontre.

Une rencontre où chacun peut prendre le temps d'arriver.

De respirer.

De déposer ce qui est là.

Et où la thérapeute est elle aussi pleinement présente.

Pendant longtemps, lorsque je réfléchissais à mon activité, je regardais surtout les chiffres.

Combien de rendez-vous ?

Combien de projets ?

Combien de clients ?

Combien faudrait-il gagner pour être confortable ? Respectable ? Légitime ?

Et puis quelque chose s'est déplacé.

J'ai cessé de me demander ce qui était possible.

J'ai commencé à me demander ce qui était juste.

Je me suis rendu compte que je pouvais remplir davantage mon agenda.

Je pourrais probablement recevoir plus de personnes.

Faire rentrer davantage de rendez-vous dans une semaine.

Certaines personnes le font très bien.

Et si cela leur convient, tant mieux.

Mais ce n'est pas ce qui me ressemble.

En préparant cette nouvelle étape, j'ai pris conscience d'une chose très simple.

Je suis une bonne thérapeute lorsque je suis heureuse de vous rencontrer.

Lorsque j'arrive avec de la curiosité.

De la disponibilité.

De l'espace intérieur.

Lorsque je peux être pleinement là.

J'ai longtemps cru que ralentir était une forme de renoncement.

Une forme de paresse.

Un manque d'ambition.

Aujourd'hui, je découvre exactement l'inverse.

Ralentir me permet de sentir.

Sentir ce qui est important.

Sentir ce qui est vivant.

Sentir ma fatigue avant qu'elle ne devienne épuisement.

Sentir mes élans avant qu'ils ne deviennent des obligations.

Sentir la joie avant qu'elle ne soit recouverte par la liste des choses à faire.

Alors cette année, j'ai choisi un rythme différent.

Un rythme qui respecte davantage mon fonctionnement.

Un rythme qui laisse de la place à mes clientes et mes clients.

Mais aussi à ces moments qui, de l'extérieur, ressemblent parfois à du vide alors qu'ils sont souvent indispensables.

Car c'est souvent lorsque je ralentis que j'intègre.

Que je comprends.

Que je relie.

Que je retrouve du sens.

Est-ce un pari ?

Probablement.

Nous vivons dans un monde qui valorise volontiers la vitesse, la productivité et l'accumulation.

Toujours plus.

Toujours plus vite.

Toujours davantage.

Moi, j'ai envie d'explorer autre chose.

J'ai envie de croire qu'il est possible de travailler autrement.

J'ai envie de croire qu'une relation d'accompagnement gagne en profondeur lorsque chacun dispose de suffisamment d'espace pour être là.

J'ai envie de croire que la qualité d'une rencontre vaut parfois davantage que la quantité de rendez-vous.

Lorsque vous choisissez de venir me rencontrer, nous faisons en réalité un choix mutuel.

Vous choisissez de me confier une part de votre histoire.

Et moi, je choisis de vous offrir ma présence.

Une présence attentive.

Une présence disponible.

Une présence qui ne pense pas déjà au rendez-vous suivant.

Alors oui, ce choix est aussi un pari.

Et d'une certaine manière, vous avez une partie de la clé.

Car ce sont les personnes que j'accompagne qui rendent possible cette manière de travailler.

Une manière plus lente.

Plus douce.

Plus humaine.

Mais aujourd'hui, en regardant ce cabinet que j'ai choisi, je ressens surtout beaucoup de joie.

La joie d'avoir trouvé un lieu qui me ressemble.

La joie de construire une activité qui me ressemble davantage.

La joie de ne plus chercher uniquement ce qui est possible, mais aussi ce qui est habitable.

La joie de sentir mon corps se détendre lorsque je regarde mon agenda plutôt que de se contracter.

Et j'ai hâte de vous y accueillir.

Je vous reçois chez Où cours-tu ?, au cœur de Lyon, dans un cadre pensé pour laisser à chaque rencontre le temps et l’espace dont elle a besoin.

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